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	<title>Hélène Rey from Cambridge</title>
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		<title>Ce n&#8217;est qu&#8217;un au revoir&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Aug 2010 22:19:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hélène</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Vendredi 13 août. Déjà. Comme un automate je m&#8217;apprête à prendre le bus pour le centre-ville, pour la dernière journée de cours, la dernière. Je jette un coup d&#8217;oeil à mes affaires éparpillées dans la chambre : &#8220;Il faudra trouver un moment pour faire la valise&#8221;, me dis-je. La froideur de l&#8217;énonciation de ma pensée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.blogit2010.com/helene/files/2010/08/3-300x224.jpg" alt="" title="Selwyn College" width="300" height="224" align="right" style="margin-left:15px" />Vendredi 13 août. Déjà. Comme un automate je m&#8217;apprête à prendre le bus pour le centre-ville, pour la dernière journée de cours, la dernière. Je jette un coup d&#8217;oeil à mes affaires éparpillées dans la chambre : &#8220;Il faudra trouver un moment pour faire la valise&#8221;, me dis-je. La froideur de l&#8217;énonciation de ma pensée m&#8217;étonne moi-même. Arrivée à l&#8217;école, je m&#8217;enquiers de mon certificat auprès du secrétariat. Le formulaire d&#8217;appréciation rempli, le précieux papier m&#8217;est remis. Aucune émotion lorsque je parcours brièvement les résultats, juste peut-être un bref sourire à la lecture du commentaire de mon professeur et une once de fierté au vue des notes excellentes qui figurent sur le rapport. Quoique, peut-être est-ce d&#8217;avantage de l&#8217;incrédulité. Qu&#8217;importe. A la pause, je contrôle l&#8217;heure de mon transfert pour l&#8217;aéroport. Personne n&#8217;a vraiment l&#8217;air d&#8217;être au courant de la chose. Qu&#8217;importe. Une boule me saisit au ventre. &#8220;Je vais partir&#8221;, me dis-je. Cela relève plus de la mise en scène que d&#8217;un véritable sentiment. Pourtant.<br />
Les cours s&#8217;achèvent, il me faut par politesse saluer le professeur qui depuis lundi a remplacé le précédent que j&#8217;appréciais tant et qui, par sa médiocrité, a su relever les qualités du premier. La politesse forcée se sent aussi chez le vis-à-vis. Plus longs, plus sincères probablement aussi, les adieux aux camardes de classe. Les reverrai-je seulement un jour ? Où cela ? Chez eux en Pologne, Russie, Suède, France, Allemagne, Autriche ou Vénézuela ? Chez moi ? Quand ? Puis le bus me ramène &#8220;chez moi&#8221;, juste le temps de manger quelque chose avant de repartir au centre-ville.<br />
<img src="http://www.blogit2010.com/helene/files/2010/08/2-300x222.jpg" alt="" title="Pont sur la Cam" width="300" height="222" align="left" style="margin-right:15px" />Après le souper coréen et la nuit des étoiles d&#8217;hier, ce soir ce sera la <i>&#8220;Game night&#8221;</i> chez Harry&#8217;s, le café international. Il pleut dru lorsque j&#8217;arrive devant la porte de la salle. Comme à son habitude l&#8217;équipe de jeunes chrétiens qui animent l&#8217;établissement m&#8217;accueille chaleureusement. Les &#8220;autres&#8221; ne sont pas encore là. Viendront-ils ? Est-ce si important ? Après tout, cela ne représente que quelques heures de plus à passer ensemble ; cela ne fait en somme que prolonger le départ. Quelques minutes plus tard, &#8220;ils&#8221; arrivent et les rires dissipent rapidement la morosité créée tant par la météo que par les circonstances.<img src="http://www.blogit2010.com/helene/files/2010/08/1-224x300.jpg" alt="" title="St. John&#39;s College" width="224" height="300" align="right" style="margin-left:15px" /> Les aiguilles tournent, vite, trop vite, beaucoup trop vite. C&#8217;est déjà l&#8217;heure du dernier bus, l&#8217;heure de se remémorer ce fameux air : <span title="Ce n'est qu'un au revoir, mes frères..."><i>&#8220;For auld lang syne, my dear&#8230;&#8221;</i></span>. Et les yeux pleins de reconnaissance étoilée, je prends pour la dernière fois le &#8220;City 2&#8243; à destination de &#8220;Chesterton&#8221;. Le chauffeur semble dans son salut tout comprendre.<br />
Le lendemain matin, de bonne heure, il me faut préparer mes bagages et trouver, sans balance, le savant équilibre entre la valise et le bagage à main, tenant compte des nombreux livres acquis au cours de mon séjour. Le verdict de l&#8217;aéroport sera satisfaisant : 18.5 kg pour la valise. Le bagage à main détruit mon épaule, mais qu&#8217;importe. Je pars. Voilà tout ce qui importe. Je quitte cette ville devenue si familière, je quitte mes habitudes, mes amis. Pourquoi ne pas rester quelques instants de plus ? Pourquoi ne pas reporter mon retour ? Après tout je ne recommence mes cours que le 23 août&#8230; Mais non, il faut partir, se plier pour une fois aux circonstances, laisser Cambridge et ses colleges, son atmosphère si amicale, son temps changeant, plus radieux qu&#8217;espéré, ses parcs, sa langue. Quand donc la reverrai-je ? En décembre, si l&#8217;un des colleges consent à m&#8217;accorder une chance de venir étudier dans cette fameuse université. Autrement&#8230; Je pars. Et il me semble que les gouttes de pluie tracent ces vers sur les vitres de la voiture qui m&#8217;emmène malgré moi à Luton Airport :</p>
<p align="center"><i>Partir, c’est mourir un peu,<br />
C’est mourir à ce qu’on aime :<br />
On laisse un peu de soi-même<br />
En toute heure et dans tout lieu.</p>
<p align="center">C’est toujours le deuil d’un vœu,<br />
Le dernier vers d’un poème ;<br />
Partir, c’est mourir un peu,<br />
C’est mourir à ce qu’on aime.</p>
<p align="center">Et l’on part, et c’est un jeu,<br />
Et jusqu’à l’adieu suprême<br />
C’est son âme que l’on sème,<br />
Que l’on sème à chaque adieu :<br />
Partir, c’est mourir un peu&#8230;</i></p>
<p align="center"><font size="1">Edmond Haraucourt, <i>Rondel de l&#8217;Adieu</i></font></p>
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		<title>Chronique d&#8217;un voyage en Ecosse &#8211; troisième jour</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Aug 2010 23:47:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hélène</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Dimanche 8 août, 7h
Une sonnerie stridente retentit dans la chambre : il est l&#8217;heure de se lever, de ranger les quelques affaires disséminées dans la pièce. Dans deux heures, l&#8217;on quittera Edimbourg, puis l&#8217;Ecosse. Mais avant cela, une étape importante nous attend : le petit-déjeuner et ses mets succulents. Cela change tant des ordinaires céréales [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="right"><i>Dimanche 8 août, 7h</i></p>
<p>Une sonnerie stridente retentit dans la chambre : il est l&#8217;heure de se lever, de ranger les quelques affaires disséminées dans la pièce. Dans deux heures, l&#8217;on quittera Edimbourg, puis l&#8217;Ecosse. Mais avant cela, une étape importante nous attend : le petit-déjeuner et ses mets succulents. Cela change tant des ordinaires céréales du matin ramollies par l&#8217;humidité de Cambridge !<br />
<img src="http://www.blogit2010.com/helene/files/2010/08/cathé-300x224.jpg" alt="" title="Vue sur la nef de la cathédrale" width="300" height="224" align="right" style="margin-left:15px" />Après avoir laissé aux éternels retardataires le temps de savourer un repas quelque peu tardif, le bus enfin au complet prend le large. Sur les panneaux que nous suivons bientôt seule subsiste cette indication : <span title="''Le Sud''"><i>&#8220;The South&#8221;</i></span>. La route que nous empruntons diffère légèrement de celle de l&#8217;aller, en ce sens qu&#8217;au lieu de pénétrer dans la zone &#8220;montagneuse&#8221; du centre nord de la Grande-Bretagne, nous nous rapprochons de la côte. Sans aucun doute, le voyage perd là de son pittoresque.</p>
<p align="right"><i>Dimanche 8 août, 12h30</i></p>
<p><img src="http://www.blogit2010.com/helene/files/2010/08/chât-300x137.jpg" alt="" title="Le château" width="300" height="137" align="left" style="margin-right:15px" />Peu à peu, le bus ralentit et ses occupants sortent de leurs rêvasseries. &#8220;Durham&#8221; annonce notre chauffeur. L&#8217;heure de la pause de midi a sonné. Deux heures et demi nous sont données pour découvrir la troisième plus ancienne ville universitaire d&#8217;Angleterre, célèbre pour sa magnifique cathédrale et son château. Touristes modèles, nos pas s&#8217;y dirigent.</p>
<p><img src="http://www.blogit2010.com/helene/files/2010/08/eau-225x300.jpg" alt="" title="Vue sur la façade de la cathédrale" width="225" height="300" align="right" style="margin-left:15px" /></p>
<p style="margin-right:100px;margin-left:100px"><span title="Je m'arrêtai sur le pont, admirai et m'émerveillai devant la beauté et la gloire de la scène [...] Cela était tout à la fois grand, vénérable et doux; jamais je n'ai vu scène si charmante et magnifique ni, étant content de cela, cherché à en voir une meilleure."><i>&#8220;I paused upon the bridge, and admired and wondered at the beauty and glory of this scene&#8230;it was grand, venerable, and sweet, all at once; I never saw so lovely and magnificent a scene, nor, being content with this, do I care to see a better.&#8221;</i></p>
<p align="right"><font size="1">(A propos de l&#8217;ensemble formé de la cathédrale de Durham et de son château, Nathaniel Hawthorne, <i>The English Notebooks</i>)</font></p>
</p>
<p>L&#8217;ensemble, classé au patrimoine mondial de l&#8217;UNESCO, exerce une forte impression sur quiconque s&#8217;en approche. Avec ses allures de forteresse, la cathédrale se rapproche du style de celle d&#8217;Ely. L&#8217;intérieur est plus grandiose encore, ce qui explique peut-être les multiples panneaux interdisant la prise de photographies. Là nous attend une étrange surprise : la rencontre d&#8217;un ancien camarade de classe, faisant une halte à Durham au cours d&#8217;un tour de l&#8217;Angleterre. On l&#8217;a dit, le dit et le dira encore : &#8220;Le monde est petit&#8221;.<br />
<img src="http://www.blogit2010.com/helene/files/2010/08/forest-300x225.jpg" alt="" title="En cours de promenade" width="300" height="225" align="left" style="margin-right:15px" />Sur ce, nous profitons de l&#8217;heure qui nous reste pour une petite promenade qui nous emmène dans un bois fort charmant au bord de la rivière, avec une vue splendide sur la colline sur laquelle repose la cathédrale. Celle-ci apparaît alors dans toute sa majesté, véritablement grandiose. Mais déjà l&#8217;heure tourne et il nous faut retourner à notre transport, à l&#8217;autre extrémité de la cité. Au crépuscule, nous serons de retour à Cambridge, déjà.</p>
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		<title>Chronique d&#8217;un voyage en Ecosse &#8211; deuxième jour</title>
		<link>http://www.blogit2010.com/helene/2010/08/10/chronique-dun-voyage-en-ecosse-deuxieme-jour/</link>
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		<pubDate>Tue, 10 Aug 2010 18:16:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hélène</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Samedi 7 août, 7h30
Un nouveau jour se lève, visiblement aussi couvert et instable qu&#8217;hier. Le rendez-vous pour le petit-déjeuner est dans quinze minutes, et toujours aucune trace du bon permettant d&#8217;y accéder, alors qu&#8217;hier il était si soigneusement déposé sur le bureau ! Visiblement, il faudra trouver un autre moyen.
Les couloirs se succèdent, on tourne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right"><i>Samedi 7 août, 7h30</i></p>
<p>Un nouveau jour se lève, visiblement aussi couvert et instable qu&#8217;hier. Le rendez-vous pour le petit-déjeuner est dans quinze minutes, et toujours aucune trace du bon permettant d&#8217;y accéder, alors qu&#8217;hier il était si soigneusement déposé sur le bureau ! Visiblement, il faudra trouver un autre moyen.<br />
Les couloirs se succèdent, on tourne à droite, puis à gauche, encore à droite, à gauche, à droite, on sort d&#8217;un bâtiment, entre dans un autre. Finalement, presque par hasard, nous arrivons dans la salle du petit-déjeuner. Bonne nouvelle : il s&#8217;agit d&#8217;un buffet, servant le traditionnel petit-déjeuner écossais (qui ressemble beaucoup au petit-déjeuner anglais, mais il ne faudrait surtout pas le mentionner, cela risquerait de froisser la fierté écossaise). Par chance, la personne responsable de collecter les bons semble de bonne humeur aujourd&#8217;hui. Je pourrai donc savourer à mon aise bacon, œufs et toasts.</p>
<p><img src="http://www.blogit2010.com/helene/files/2010/08/Marie_Stuart-300x224.jpg" alt="" title="Palais de Marie Stuart" width="300" height="224" align="right" style="margin-left:15px" />
<p style="text-align: right"><i>Samedi 7 août, 9h30</i></p>
<p>Trente minutes après l&#8217;heure fixée du départ, le bus peut enfin nous conduire à Edimbourg pour rejoindre notre guide qui se révèle absolument passionnée et passionnante. Le tour nous emmène de la maison de Graham Bell à celle de Robert Louis Stevenson, longe la résidence de la Reine puis s&#8217;arrête au Palais de Marie Stuart. Cette première halte nous permet de nous plonger dans une tout autre époque, cristallisant les conflits entre Ecossais et Anglais.</p>
<p><img src="http://www.blogit2010.com/helene/files/2010/08/crags-300x225.jpg" alt="" title="Vue sur les Crags" width="300" height="225" align="left" style="margin-right:15px" />Un instant plus tard, nous sortons de la ville pour grimper sur les <i>crags</i>, ces collines rocheuses qui entourent la ville et donnent l&#8217;impression d&#8217;être en plein cœur de l&#8217;Ecosse, bien loin de la civilisation. L&#8217;&#8221;escapade&#8221; achevée nous replongeons dans la ville et nous arrêtons au pied du château. Edimbourg vibre au son des cornemuses qui se sont rassemblées ce week-end. Quelle meilleure occasion pour découvrir le charme de cet instrument qu&#8217;un festival qui lui est consacré ? Chaque instrumentiste porte fièrement son uniforme, se prêtant gaiement au jeu des photographies avec les touristes asiatiques subjugués.</p>
<p style="text-align: right"><i>Samedi 7 août, 11h30</i></p>
<p>Après cet agréable aperçu de la ville en bus, l&#8217;organisation du reste de la journée est laissée au libre soin de chacun. Pour notre part, la première étape sera la visite du &#8220;Scottish National Museum&#8221;, un musée très intéressant consacré à l&#8217;Ecosse, avec des zones de jeux et d&#8217;activités pour enfants qui se délectent tout autant que les &#8220;grands&#8221; !</p>
<p><img src="http://www.blogit2010.com/helene/files/2010/08/colline-300x225.jpg" alt="" title="Aperçu d&#39;un monument de l&#39;&quot;Acropole&quot;" width="300" height="225" align="right" style="margin-left:15px" />A la sortie de ce puits de science, le temps se révèle radieux et nous pousse à grimper sur une autre colline d&#8217;Edimbourg sur laquelle trône une copie inachevée du Parthénon d&#8217;Athènes. Rome et ses sept collines, Athènes et son Acropole, Edimbourg veut visiblement transmettre une image de ville culturelle&#8230; L&#8217;endroit est splendide, relaxant, si loin de l&#8217;agitation de la ville. Pour la première fois de la journée, nous n&#8217;entendons plus le son des cornemuses. Dans le lointain se profile la prochaine étape de notre après-midi : la mer !</p>
<p><img src="http://www.blogit2010.com/helene/files/2010/08/mer-300x225.jpg" alt="" title="Vue sur la mer" width="300" height="225" align="left" style="margin-right:15px" />Décidés à profiter d&#8217;un beau temps dont on ne sait jusqu&#8217;à quand il durera, nous montons dans le premier bus qui prend vaguement la direction de la mer. Les paysages défilent, zones commerciales, zones résidentielles, tout est bien rangé, bien classé. Soudain, la mer se révèle à nos yeux. Rapidement, sans vraiment savoir où nous sommes, nous appuyons sur le bouton &#8220;stop&#8221; et descendons. Quelques minutes de promenade plus tard, le sable remplace le goudron. La vue est imprenable : pourquoi faut-il que mon appareil photo m&#8217;ait abandonnée au sommet de l&#8217;&#8221;Acropole&#8221; ? Les touristes sont bien rares, les autochtones aussi, même si l&#8217;on en voit quelques-uns, se baignant dans l&#8217;eau glacée de la mer du Nord. Après avoir, comme il se doit, ramassé quelques coquillages et profité de marcher une heure dans le sable, nous retournons au centre ville, cette fois-ci pour explorer la &#8220;nouvelle ville&#8221;, suivant un circuit que l&#8217;un de nos professeurs nous a conseillé.<br />
Il nous fait tout d&#8217;abord découvrir une particularité d&#8217;Edimbourg : les parcs privés. D&#8217;immenses étendues de verdures au cœur de la ville, dissimulées par de hautes haies et accessibles seulement par quelques élus qui ont suffisamment d&#8217;argent pour pouvoir s&#8217;offrir la clef d&#8217;accès à ces paradis. Puis, nous arrivons dans l&#8217;un des rares parcs qui soit public (semi-public serait plus exact, une partie étant inaccessible sans l&#8217;une de ces fameuses clefs) : nous nous trouvons en plein centre-ville, et pourtant l&#8217;on se croirait loin dans la campagne, tant le silence est profond et la nature vivante. Dernière étape du parcours, nos pas nous conduisent vers une sorte de &#8220;village&#8221;, un groupement de maisons centrées autour d&#8217;une cour et qui semble refléter les idées des architectes de villes idéales comme Ledoux ou Le Corbusier.</p>
<p><img src="http://www.blogit2010.com/helene/files/2010/08/nuit1-300x252.jpg" width="300" height="252" align="right" style="margin-left:15px" />
<p style="text-align: right"><i>Samedi 7 août, 20h00</i></p>
<p>La nuit tombée, les conditions semblent parfaites pour les amateurs de photographie nocturne. Le seul inconvénient : rares sont les bâtiments éclairés (si l&#8217;on excepte les discothèques et autres établissements du même genre). Partis à la recherche de ces perles rares, nous nous retrouvons sur la colline sur laquelle trône le château. Nombreux y sont les touristes, avançant au pas, l&#8217;air un peu dans la lune. Nombreux aussi les policiers qui veillent sur ce troupeau dissipé et régulent la circulation. Si l&#8217;on a pu d&#8217;abord penser que ce déploiement de forces de l&#8217;ordre étaient lié au festival, le fait que l&#8217;un des agents nous interdise de prendre la rue principale pour regagner la &#8220;plaine&#8221; associé aux trois camions de pompiers parqués le long de cette même rue nous fait comprendre que l&#8217;enjeu est ailleurs. Après avoir erré encore quelques instants, nous prenons le dernier bus, savourons un chocolat chaud gracieusement mis à disposition dans les chambres du campus et rejoignons Morphée.</p>
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		<title>Chronique d&#8217;un voyage en Ecosse &#8211; premier jour</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Aug 2010 23:10:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hélène</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[
Vendredi 6 août, 5h
Le jour point à peine et pourtant il me faut déjà partir : aujourd&#8217;hui, direction Edimbourg ! Après une heure de marche, le lieu de rendez-vous apparaît enfin et peu à peu les autres étudiants puis le bus arrivent. Les derniers retardataires installés sonnent l&#8217;heure du départ.
Les paysages défilent, plats, couverts de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.blogit2010.com/helene/files/2010/08/Depart-300x225.jpg" alt="" title="Dernier aperçu de la Cam" width="300" height="225" align="right" style="margin-left: 15px" /></p>
<p style="text-align: right"><i>Vendredi 6 août, 5h</i></p>
<p>Le jour point à peine et pourtant il me faut déjà partir : aujourd&#8217;hui, direction Edimbourg ! Après une heure de marche, le lieu de rendez-vous apparaît enfin et peu à peu les autres étudiants puis le bus arrivent. Les derniers retardataires installés sonnent l&#8217;heure du départ.<br />
Les paysages défilent, plats, couverts de champs de blé, pendant des kilomètres. Cependant, plus au nord, tout change. S&#8217;il n&#8217;y avait les feuillus, l&#8217;on aurait pu se croire alors dans un alpage, quelque part dans les alpes : végétation rase, névés bêlant disséminés à perte de vue. L&#8217;Ecosse n&#8217;est plus bien loin. Soudain, dans le lointain, l&#8217;on croit percevoir une mélodie connue. Au fur et à mesure que l&#8217;on avance sur la route, elle devient plus perceptible. Le bus s&#8217;arrête au pied d&#8217;un drapeau écossais. Une cornemuse joue fièrement.<br />
Encore des kilomètres et de la pluie pour quelques heures. Au loin, l&#8217;on aperçoit Edimbourg et son château.</p>
<p style="text-align: right"><i>Vendredi 6 août, 18h</i></p>
<p>Le bus ralentit, ses occupants s&#8217;extirpent lentement des bras de Morphée. Devant nous se dresse notre logement : le campus universitaire d&#8217;Heriot-Watt à l&#8217;orée d&#8217;Edimbourg. Chacun reçoit une clef ouvrant sa chambre, une pièce très agréable, cachée dans l&#8217;un des recoins de ce qui se révèle être un véritable labyrinthe. A peine le temps de s&#8217;y repérer et de déposer ses bagages que déjà l&#8217;on repart. Il faut à tout prix profiter de chaque instant que l&#8217;on peut passer au centre-ville.<br />
<img src="http://www.blogit2010.com/helene/files/2010/08/château-300x206.jpg" alt="" title="Le château d&#39;Edimbourg" width="300" height="206" align="left" style="margin-right: 15px;margin-top:10px" /><br />
Après un interminable bouchon, l&#8217;on s&#8217;arrête en bordure d&#8217;un square. A gauche, la &#8220;vieille ville&#8221;, à droite la &#8220;nouvelle&#8221;, très dix-neuvième siècle. Sur l&#8217;une des sept collines trône le célèbre château d&#8217;Edimbourg. L&#8217;air s&#8217;emplit de la vibrante atmosphère des festivals qui animent la ville en ce week-end.<br />
A chaque coin de rue, une nouvelle animation : fanfare norvégienne, artiste de rue jonglant tant avec les mots qu&#8217;avec les figures acrobatiques, &#8230; Il y en a pour tous les goûts. Les rues sont pleines d&#8217;étrangers, venant parfois de l&#8217;autre bout du monde pour assister aux manifestations réglant la vie édimbourgeoise. Partout des policiers règlent ce flux de personnes qui se déplacent suivant des mouvements bien grégaires.<br />
Après avoir quitté le square, chacun part selon ses envies. Pour notre part, la première destination sera la vieille ville, ou plus exactement la &#8220;ville haute&#8221;. Cependant, ce soir, impossible d&#8217;accéder à l&#8217;esplanade du château sur laquelle repose d&#8217;immenses gradins dignes d&#8217;un stade de football. Alors nous errons, choisissant les rues au gré de nos envies. Un peu de marche est ce qu&#8217;il faut pour se remettre d&#8217;un long voyage&#8230; Quelques heures plus tard, nous prenons un bus pour rejoindre notre camp de base et profiter d&#8217;un sommeil bien nécessaire.</p>
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		<title>Silence</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Aug 2010 20:14:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hélène</dc:creator>
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         &#8220;Les âmes se pèsent dans le silence, comme l&#8217;or et l&#8217;argent se pèsent dans l&#8217;eau pure, et les paroles que nous prononçons n&#8217;ont de sens que grâce au silence où elles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table>
<tr>
<td>
         <img src="http://www.blogit2010.com/helene/files/2010/08/nuit-300x225.jpg" alt="" title="Côté jardin" width="300" height="225" />
      </td>
<td>
         <i>&#8220;Les âmes se pèsent dans le silence, comme l&#8217;or et l&#8217;argent se pèsent dans l&#8217;eau pure, et les paroles que nous prononçons n&#8217;ont de sens que grâce au silence où elles baignent.&#8221;<br />
<font size="1">Maurice Maeterlinck, </i>Le Trésor des humbles</font>
 </td>
</tr>
</table>
<p>L&#8217;agitation urbaine disparaît lentement dans le lointain. A mesure, que l&#8217;on avance il semble que l&#8217;on se détache de tout pour rejoindre l&#8217;obscurité et le calme. Les parcs des <i>colleges</i>, plongeant dans la Cam, sont déserts. Au-dessus des nuages les étoiles brillent.<br />
Tout semble inviter au silence le plus parfait et par-là à une forme d&#8217;élévation de l&#8217;âme, curieuse de s&#8217;envoler dans les airs, de percer les nuages et d&#8217;atteindre le firmament, terrain de jeu si vaste pour elle.<br />
Le silence se savoure comme un dessert, avec délices. Il est plus fragile que de la porcelaine et pourtant le briser à aussi de la valeur. Les paroles qui naissent dans un silence auquel l&#8217;on a su donner une densité prennent une tout autre envergure, auréolées d&#8217;une sorte de lumière magique étincelant dans la nuit.<br />
En pareilles heures, la grammaire anglaise paraît si simple, le vocabulaire si naturel, les échanges deviennent plus que des simples exercices. Le séjour linguistique reçoit une densité qu&#8217;il n&#8217;avait pas auparavant.</p>
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		<title>Invasion</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Aug 2010 01:22:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hélène</dc:creator>
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80&#8242;000. Voilà le nombre approximatifs d&#8217;étudiants qu&#8217;accueille les 110&#8242;000 habitants de Cambridge chaque été. 80&#8242;000 personnes, attirées par la réputation de cette ville universitaire, par son charme, par sa langue. 80&#8242;000 personnes d&#8217;horizons les plus divers, de tous âges, de toutes cultures, de tous milieux. Sillonnant les rues de la ville, combien de fois entend-on [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.blogit2010.com/helene/files/2010/08/Cam.jpg" alt="" title="Pont sur la rivière Cam" width="413"></div>
<p>80&#8242;000. Voilà le nombre approximatifs d&#8217;étudiants qu&#8217;accueille les 110&#8242;000 habitants de Cambridge chaque été. 80&#8242;000 personnes, attirées par la réputation de cette ville universitaire, par son charme, par sa langue. 80&#8242;000 personnes d&#8217;horizons les plus divers, de tous âges, de toutes cultures, de tous milieux. Sillonnant les rues de la ville, combien de fois entend-on l&#8217;anglais d&#8217;un anglophone ? Rarement. La plupart des passants ont les yeux bridés et parlent des langues aux étranges consonances. Les autres s&#8217;expriment dans la langue de Schiler, Dante ou Molière, donnant à ce qui pourrait être une petite bourgade de campagne un air de capitale internationale.<br />
Il suffit de quelques pas et l&#8217;on change de pays, de continent. Cela semble en charmer plus d&#8217;un, exception faite des autochtones qui se plaignent avec délices de &#8220;l&#8217;invasion&#8221; estudiantine. Le cosmopolitisme a une influence certaine sur les &#8220;occupants&#8221;, poussant, à la discussion, aux plaisanteries, créant un climat d&#8217;amitié, favorisant les échanges interculturels. Il semble que dans nulle autre occasion l&#8217;on puisse mieux comprendre à quel point le sentiment d&#8217;appartenance à un peuple précis peut s&#8217;harmoniser parfaitement avec celui d&#8217;être &#8220;citoyen du monde&#8221;, pour reprendre une expression chère à Goethe. A quel point il est possible d&#8217;unir des personnes que tout en apparence oppose.<br />
Cette atmosphère donne la possibilité à qui veut bien la saisir de changer de masquer, d&#8217;entrer dans un nouveau rôle, peut-être plus proche de sa personnalité profonde. A travers l&#8217;autre c&#8217;est soi-même que l&#8217;on découvre, un soi-même libre, affranchi des contraintes sociales et culturelles. <span title="Connais-toi toi-même"><i>γνῶθι σεαυτόν</i></span>, disaient les Grecs. Ce conseil si important à tant d&#8217;égards est sans doute plus facile à suivre loin de chez soi et de ses habitudes, loin de son agenda trop chargé, pleinement plongé dans le <span title="Cueille le jour"><i>Carpe Diem</i></span> d&#8217;Epicure. Une impression de liberté et d&#8217;authenticité peut alors jaillir.</p>
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		<title>La Tour de Cambridge</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Aug 2010 22:28:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hélène</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Sur la rive droite de la rivière Cam, jaillissant au coeur des arbres, se dresse une tour mystérieuse cerclée de hauts grillages. Son allure imposante, quelque peu menaçante, la relie selon certains à la fameuse et terrifiante Tour de Londres. Chaque fenêtre a son lot de barreaux. La tour centrale, si haute, semble dépourvue de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sur la rive droite de la rivière Cam, jaillissant au coeur des arbres, se dresse une tour mystérieuse cerclée de hauts grillages. Son allure imposante, quelque peu menaçante, la relie selon certains à la fameuse et terrifiante Tour de Londres. Chaque fenêtre a son lot de barreaux. La tour centrale, si haute, semble dépourvue de toute ouverture. Quels criminels peut-on bien enfermer dans un tel bâtiment ?</p>
<div style="border:none;margin-bottom:10px" align="center">
<img src="http://www.blogit2010.com/helene/files/2010/08/Tour-598x466.jpg" alt="" title="la fameuse &quot;tour&quot;" width="450" height="350">
</div>
<p>L&#8217;entrée principale, massive, conduit à une &#8220;réception&#8221; placée sous haute surveillance. Pour découvrir les secrets de l&#8217;endroit, il faudra d&#8217;abord passer par quelques formalités administratives. Un long questionnaire rempli, l&#8217;on attend devant une porte sur laquelle brillent les lettres &#8220;A.D.M.I.S.S.I.O.N.S&#8221;. Chacun semble tendu, tenant fermement une pile de papiers prouvant ceci, prouvant cela.<br />
Puis la porte s&#8217;ouvre : l&#8217;heure est à l&#8217;assurance et à la conviction. Le bureau qui se dévoile ainsi reluit de sobriété, couvert d&#8217;une montagne de dossiers. Le fonctionnaire sert quelques plaisanteries d&#8217;un humour tout britannique auxquelles, évidemment, il est de bon ton de répondre, avec le tact nécessaire. On présente quelques papiers officiels, s&#8217;assied devant un appareil photographique, attend. Une carte sort d&#8217;un étrange appareil : <i>Cambridge University Library</i>, <i>Reader</i>. C&#8217;est tout ? Point d&#8217;autres papiers ou justificatifs à fournir ? Après quelques autres réflexions sur le temps et les problèmes de sécheresse qui frappent la région, la porte se referme, nous laissant avec une clef donnant accès à plus de sept millions de livres et un bon pour une boisson gratuite au Tea Room de la bibliothèque.<br />
Ainsi armés, l&#8217;on s&#8217;approche des divers tourniquets et avec assurance pénètre dans ce lieu sacré. Il ne reste plus qu&#8217;à trouver les livres recherchés parmi cette masse de volumes de toutes sortes. Heureusement, internet, une fois encore, se révèle un adjuvant très efficace. <i>Nord Front</i>, <i>Floor 6</i>. Un peu d&#8217;exercice en perspective&#8230;</p>
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		<title>Le bateau des Fens</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Aug 2010 06:12:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hélène</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#8220;Le bateau des Fens&#8221;, voilà comment les autochtones la nomme, elle qui paraît jaillir de nulle part aux milieux des plaines des &#8220;Fens&#8221;, majestueuse, grandiose, semblable à un château-fort d&#8217;un autre temps. On s&#8217;approche, elle  grandit encore, s&#8217;enfonçant toujours plus dans une atmosphère paisible, invitant au Carpe Diem. Soudain une porte s&#8217;ouvre, on passe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&#8220;Le bateau des Fens&#8221;, voilà comment les autochtones la nomme, elle qui paraît jaillir de nulle part aux milieux des plaines des &#8220;Fens&#8221;, majestueuse, grandiose, semblable à un château-fort d&#8217;un autre temps. On s&#8217;approche, elle  grandit encore, s&#8217;enfonçant toujours plus dans une atmosphère paisible, invitant au <i>Carpe Diem</i>. Soudain une porte s&#8217;ouvre, on passe sous un porche, puis un autre. La nef surgit alors, somptueuse, sublime. Encore quelques pas et l&#8217;on se retrouve au coeur de la cathédrale d&#8217;Ely, un magnifique exemple de l&#8217;architecture anglaise du Haut Moyen Age à quelques kilomètres de Cambridge.<br />
<img src="http://www.blogit2010.com/helene/files/2010/08/Ely1-598x450.jpg" alt="" title="L&#39;intérieur de la coupole de la cathédrale" width="450" height="338" align="right" style="margin-left: 15px;margin-bottom:10px;margin-top:15px" /><br />
Silencieusement, les touristes déambulent dans les diverses chapelles et allées, observant, photographiant, commentant chaque détail. Puis, sans que nul ne s&#8217;y attende, l&#8217;atmosphère change complètement sous les doigts de l&#8217;organiste. Un accord, un autre, encore un autre. L&#8217;on s&#8217;arrête, le lieu semble retrouver quelque chose de sa vocation originelle, quitter le statut de zoo touristique pour redevenir un haut lieu de prière. Après que l&#8217;orgue lui eut préparé un doux environnement, la chorale entre en scène. L&#8217;acoustique extraordinaire du lieu transporte les sons jusqu&#8217;au plus au point de la nef, les entraînes dans la tour occidentale puis dans la tour octogonale qui de loin ressemble tant à un donjon.<br />
Les chants s&#8217;enchaînent, célèbres pour la plupart, interrompus parfois par quelques remarques du directeur ou de l&#8217;organiste. Une fois la nouvelle atmosphère bien établie dans la cathédrale, ce dernier peut enfin se délecter pleinement : les notes glissent sous ses doigts, légères, rapides, comme l&#8217;eau d&#8217;un torrent de montagne. Une voix de baryton s&#8217;y mêle et pour quelques mesures joue seule avec l&#8217;instrument. Enfin le choeur entre dans la danse : ce qui est communément appelé l&#8217;<i>Ave Maria</i> de Schubert envahit tout l&#8217;espace, arrête le temps, enveloppe les visiteurs, sublime la cathédrale. Au dehors le soleil s&#8217;est extirpé de son duvet de nuages.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>&#8220;Cours&#8221; d&#8217;anglais</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Jul 2010 22:02:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hélène</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un séjour linguistique repose sur un élément qualifié de fondamental : les cours. A ce mot, on s&#8217;imagine une classe un peu sombre, une atmosphère suffocante, un professeur rigide ; l&#8217;ennui bouillonne déjà dans nos veines accompagné du lent &#8220;tic-tac&#8221; d&#8217;une horloge virtuelle. Si ce stéréotype peut parfois correspondre à une réalité, cela n&#8217;est nullement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un séjour linguistique repose sur un élément qualifié de fondamental : les cours. A ce mot, on s&#8217;imagine une classe un peu sombre, une atmosphère suffocante, un professeur rigide ; l&#8217;ennui bouillonne déjà dans nos veines accompagné du lent &#8220;tic-tac&#8221; d&#8217;une horloge virtuelle. Si ce stéréotype peut parfois correspondre à une réalité, cela n&#8217;est nullement le cas ici.<br />
Imaginez&#8230; 9h00. La sonnerie aurait retenti s&#8217;il y en avait une : les cours commencent. Dans un ordre tout à fait remarquable, les six élèves du cours &#8220;Proficiency II&#8221; s&#8217;asseyent &#8230; dans la bibliothèque (enfin, si tant est que l&#8217;on puisse appeler ainsi un lieu qui ne contient que quelques livres), pièce qui a l&#8217;avantage d&#8217;être plus adaptée au faible nombre de participants et surtout de posséder une télévision, fait déterminant pour un professeur amateur de la série &#8220;Babylon 5&#8243;. Jusqu&#8217;à la pause de 10h30, le cours a l&#8217;air assez scolaire, du moment que l&#8217;on ne prête pas trop attention aux livres de cours immaculés, quoique reçus gracieusement une semaine auparavant, ni à ce que font la moitié des élèves : dessiner des sortes de maisons sous la dictée de l&#8217;autre moitié. Cette activité terminée (d&#8217;autres tout aussi intéressantes peuvent évidemment s&#8217;y substituer), le professeur indique au tableau quelques erreurs qu&#8217;il a entendu dans la &#8220;dictée&#8221; et le corrige avec une bonne dose d&#8217;humour.<br />
10h30. La pause commence : un quart d&#8217;heure pour se sustenter chez &#8220;Sainsbury&#8217;s&#8221; et revenir à l&#8217;école. 10h45. La deuxième leçon commence, cette fois-ci dans un tout autre cadre. Cours de justice, jardins des &#8220;colleges&#8221; de l&#8217;université, bibliothèque de l&#8217;université, musées, tout est envisageable par ce temps radieux qui désespère les agriculteurs. Sous la conduite experte d&#8217;un ancien de l&#8217;université, les étudiants revigorés découvrent les richesses de Cambridge, tout en apprenant, par-ci, par-là, de nouvelles expressions.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-191" title="St John's College et ses airs de Vénétie lors d'une des &quot;escapades&quot;" src="http://www.blogit2010.com/helene/files/2010/07/escapade-598x448.jpg" alt="" width="450" height="337" /></p>
<p>Arrive 12h15 et l&#8217;heure du retour en ville. Quelques minutes de pause pour le dîner et déjà 12h45, le début du module &#8220;intensif&#8221;, dans une autre classe (cette fois-ci sans livres et sans tables), avec un autre professeur. Cependant, le cours &#8220;Get Talking 3&#8243;, ou plutôt &#8220;Get Listening 3&#8243; au vu du temps de parole du principal intervenant, repose sur le même élément que les cours &#8220;normaux&#8221; : les excursions. Musées, magasins, à un intervalle plus espacé, avec une connotation un peu moins universitaire, il rejoint sans trop de peine la philosophie des cours du matin : découvrir l&#8217;anglais de manière dynamique et culturelle. Voilà sans aucun doute une manière d&#8217;enseigner qui plairait aux amateurs du <i>Cercle des Poètes disparus</i> et des nouvelles &#8220;techniques&#8221; pédagogiques.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>To be or not to be ?</title>
		<link>http://www.blogit2010.com/helene/2010/07/27/to-be-or-not-to-be-2/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Jul 2010 22:49:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hélène</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[


         &#8220;To be, or not to be: that is the question:
Whether &#8217;tis nobler in the mind to suffer
The slings and arrows of outrageous fortune,
Or to take arms against a sea of troubles,
And by opposing end them?&#8221;
         
   [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table>
<tr>
<td>
         <i><span title="Être, ou ne pas être, c’est là la question. Y a-t-il plus de noblesse d’âme à subir la fronde et les flèches de la fortune outrageante, ou bien à s’armer contre une mer de douleurs et à l’arrêter par une révolte?">&#8220;To be, or not to be: that is the question:<br />
Whether &#8217;tis nobler in the mind to suffer<br />
The slings and arrows of outrageous fortune,<br />
Or to take arms against a sea of troubles,<br />
And by opposing end them?&#8221;</span><br />
         </i>
      </td>
<td>
         <img src="http://www.blogit2010.com/helene/files/2010/07/Scène-300x222.jpg" title="Scène dans les jardins de message hamletRobinson&#39;s College" width="300" height="222" class="alignright size-medium wp-image-168" />
      </td>
</tr>
</table>
<p>Un ciel lourd de menaces, un jardin verdoyant, une scène de pierres ocres. Tout se tait, s&#8217;arrête, attend le lever d&#8217;un rideau qui n&#8217;existe pas dans un théâtre de plein air. Soudain, le décor change : l&#8217;on se retrouve dans un Danemark qui ne sait trop s&#8217;il faut pleurer son roi défunt ou célébrer dans la joie le mariage de l&#8217;ancienne reine et du nouveau roi, occasionnellement frère du précédent. Le prince Hamlet, fils du trépassé et par là principal cible de ces sentiments contraires, bondit sur la scène, plein de fougue et de grandes idées, et entraîne à sa suite les spectateurs suspendus à un anglais pur et brillant. Sur ces traces l&#8217;on rencontre le fantôme de son père, découvre avec horreur le fratricide, assiste impuissant à ce terrible dilemme : &#8220;Etre ou ne pas être ?&#8221;. Faut-il tuer un homme que les allégations d&#8217;un revenants seules déclarent criminel ? Faut-il mieux éviter le combat et fuir l&#8217;existence ? Comment pourrait-on vivre auprès d&#8217;un homme qui a peut-être tué son propre frère ? Auprès d&#8217;une mère qui a peut-être épousé le meurtrier de son mari ? Indécision fatale à beaucoup.<br />
L&#8217;action s&#8217;accélère, une pièce de théâtre mise en abîme dans celle de Shakespeare semble indéniablement prouver la culpabilité du nouveau roi. Rien ne semble pouvoir faire obstacle à l&#8217;implacable destin qui s&#8217;abat sur les personnages, même la pluie. Les morts s&#8217;enchaînent les unes après les autres, pas celles qu&#8217;il aurait fallu, pas de la manière dont on l&#8217;aurait voulu. Puis soudain, faute de combattant, l&#8217;hécatombe s&#8217;achève. Seul reste un témoin pour retransmettre aux générations futures le tragique exemple d&#8217;une lutte entre idéaux de pouvoir, de justice, d&#8217;amour, de fidélité, d&#8217;obéissance. La disparition de celui-ci derrière une haie qui sert de coulisse marque la fin d&#8217;un voyage spatio-temporel de près de trois heures. La fin d&#8217;une brève immersion dans un des monuments de la littérature anglaise.</p>
]]></content:encoded>
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