10 juillet 2010
Times Square, 13h30
Une foule de gens s’amasse sous un soleil de plomb. L’effet de curiosité collective me gagne, je rejoins donc comme les autres moutons le groupe grandissant. On y apperçoit des caméras, des agents de sécurité et ce qui ressemble à un directeur artistique courant dans tous les sens. Un des badauds explique à des touristes qu’une publicité est en train d’être tournée, vraisemblablement pour une célèbre marque de jeux vidéos. Un peu plus loin je distingue un bus noir au vitres teintés. Mon voisin capriné m’explique qu’il s’y trouve Drew Brees, célebrissime joueur de football américain, s’apprêtant à donner la réplique pour le spot publicitaire en question.
Je n’aurai pas eu la patience de voir sortir le quaterback du bus. Le thermomètre atteignant plus de 35 degrès, je décide de me replier stratégiquement dans un des innombrable magasin climatisé (sous-entendu frigorifié) de Times Square.


7 juillet 2010
Times square, 22h30.
Un couple de touristes contemple les spots publicitaires lumineux, sans cesse en mouvement afin de capter au mieux le regard de potentiels consommateurs. Ou quand l’économie de marché devient un spectacle.

7 juillet 2010
C’est aussi comme ça qu’on combat le crime à New-York.

7 juillet 2010
Times Square, 23h.
La rue est bondée. Les taxis klaxonnent pour essayer de se frayer un passage dans la marée humaine. Les sirènes crient et les gyrophares tourbillonnent sous les enseignes publicitaires clignotantes. Un véritable spectacle pour les yeux.
L’air est extrêmement lourd, il fait en moyenne 35 degrès depuis mon arrivée dimanche. Le bitume commence même à fondre, collant par endroit vos chaussures. Pour cette raison, une hydrante a été ouverte pour rafraîchir le sol, crachant de l’eau sur plusieurs mètres.
Des agents sont présents pour assurer la circulation des véhicules arrosés par le jet. Les enfants sautent dans les flaques, les gens rient et un vendeur de T-shirt peste car sa marchandise a été mouillée. En somme la Vie.

6 juillet 2010
Il est 18h à Genève lorsque l’avion pointe son nez vers le ciel, à l’Ouest toute. Première escale à Londres avant d’attaquer la traversée de l’Atlantique deux petites heures plus tard. Pas de grêve, pas de retard et aucun nuage volcanique dans l’air: je suis parti.
Après 8 heures de vol, ou 3 films, 2 plateaux repas et une sieste plus tard, l’appareil BA 184 entame sa descente vers la Grande Pomme. L’accueil est de taille. A travers le hublot, je distingue les lumières de la ville submergées d’explosions multicolores transperçant l’air. Independence Day bat son plein. Je me demande combien de temps il me faudra pour atteindre le centre ville si les quelques 8 millions d’habitants sont descendus dans les rues pour craquer des allumettes bengales.
Au final, l’attente de 2 heures à la douane aura relativisé les quelques 30 minutes nécessaires à mon chauffeur pakistanais pour atteindre ma destination finale. Qu’est-ce que vous venez faire aux Etats-Unis? Quel est le modèle de votre appareil photo? Mettez-votre pouce gauche sur le détecteur. Regardez la caméra. Bienvenue aux Etats-Unis, enjoy your stay! Me voilà en territoire américain.
Ma résidence s’appelle Amsterdam. Amsterdam ou le lieu de départ des premiers colons hollandais qui colonisèrent l’île de Manhattan au XVIIe siècle en l’achetant aux autochtones pour 60 florins de l’époque. 24 dollars aujourd’hui. Le rêve américain a donc un prix.
Soit. Le mien sera ce blog. En partageant la vision de mon voyage par vidéo, photo et texte, j’espère payer mon tribu à la Rome moderne en vous la présentant dans son plus simple apparat. New-York à nu ou New-York vu de l’intérieur sans s’arrêter à la sempiternelle image hollywodienne et lisse du lieu. L’Empire State Building, la Statue de la Liberté, Wall Street, Time Square… Mais encore?
Pourquoi la Ville qui ne dort jamais ne peut trouver le repos?
