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Bienvenue sur ESL Blog it!

Cet été, Tink.ch et ESL – Séjours linguistiques vous emmènent en voyage. Entre Lisbonne, Berlin, Cambridge et New-York suivez les tribulations de trois Suisses romands partis en séjour linguistique.

Commentez leurs aventures et visitez leurs blogs, car c’est grâce à vous que l’un d’entre eux remportera à la fin de son séjour un iPad tout neuf !

Blog it ! est un concours organisé par Tink.ch, le blog de l’info en mieux, l’info en moins vieux et ESL – Séjours linguistiques, le spécialiste suisse de l’apprentissage des langues à l’étranger.

Nos 3 Bloggers

Alexandre
Meunier

25 ans, voyage à New-York
Du 04 juillet au 31 juillet

31.07.2010 (dernier article)

Merci!

Un voyage se fait de rencontres. J'aimerai finalement dire un grand merci à vous tous qui avez croisé ma route durant ce mois à New-York. Vous m'avez fait partager votre culture, votre bonne humeur et tant de moments inoubliables. Cela peut paraître pompeux ou exagéré, un peu comme le gigantisme et la puissance de cette ville. Néanmoins, ces quelques mots sont encore trop faibles pour décrire le bonheur que vous m'avez transmis. New-York grâce à vous est devenu plus qu'une ville à mes yeux. Votre présence l'a rendue vivante et vivable. J'ai vécu New-York au même point que j'y ai vécu. Cette expérience, car cela en est une, m'aura permis de découvrir le monde et moi-même. Mon monde est un livre que j'essaie de rendre le plus palpitant possible. Tourner la page n'est pas toujours simple mais savoir que vous y resterez inscrits pour toujours me rassure. Un court chapître de ma vie va bientôt s'achever et le roman continue. Merci d'y avoir participé!  :)
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Filipe
Resende

21 ans, voyage à Lisbonne et Berlin
Du 20 juin au 28 août

28.08.2010 (dernier article)

Auf Wiedersehen, Até Sempre!

Voilà, c'est fini. Mes deux séjours linguistiques ont été formidables. Je rentre chez moi grandi et la tête pleine de souvenirs. Les rencontres faites tout au long de cet été furent incroyablement fortes. Aujourd'hui, je réalise à quel point nous avons de la chance de pouvoir voyager facilement et découvrir de belles âmes partout dans le monde. Même si ce n'était pas tous les jours facile, après une telle aventure, on ne retient que le positif et on avance avec une énergie hors du commun. Je m'adresse maintenant au lecteur intéressé : si tu as un jour le temps et l'envie de partir, il ne faut surtout pas hésiter. Il faut se laisser ronger par le doute et affronter ses démons. Une fois sur place, on se sent perdu et complètement bouleversé. Transpercé par un chagrin hors norme, notre seule envie est de rentrer. Puis, très peu de temps après, on réalise que nous sommes ailleurs et on commence à admirer toutes les richesses qui nous entourent. Parce que c'est ça l'aventure : prendre un risque. La vie est une mise à l'épreuve et c'est fou ce que l'on peut se sentir fier d'avoir osé la faire. Lisbonne est belle, magique et somptueuse. Berlin est fort, impressionnant et imposant. Deux villes complètement différentes et pourtant si magnifiques. Quel que soit notre dessein, il faudrait toujours avoir une petite pensée pour ces deux capitales. Si l'envie de s'évader nous prend, c'est à Lisbonne qu'il faut penser. Par contre, si l'envie de se secouer l'âme nous prend, c'est à Berlin qu'il faut se rendre. Bref ! Je n'ai plus assez de mots pour exprimer à quel point j'ai bien vécu cette expérience. Je suis vraiment heureux et ce n'est pas tous les jours que l'on se sent ainsi. Je remercie chaleureusement ESL et Tink.ch de m'avoir permis de partager mon expérience ici. Merci d'avoir cru en moi. Voilà, c'est fini. On s'en va vers une autre vie. Mais cette vie sera toujours riche de ce qui s'est passé. Je vais, de mon côté, continuer à écrire jusqu'à l'épuisement. Un jour, peut-être, pourra-t-on trouver mon oeuvre en librairie. D'ici-là, je continue mon chemin avec mes projets théâtraux dans le Lavaux et la Riviera, mes créations littéraires et mes études en faculté de lettres à Lausanne. Vous pourrez me retrouver sur mon blog personnel, L'écrivain voyageur, et me suivre sur mon Twitter. Une fois encore, merci pour tout et à tout bientôt. Voilà, c'est fini.
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Hélène
Rey

18 ans, voyage à Cambridge
Du 18 juillet au 14 août

14.08.2010 (dernier article)

Ce n'est qu'un au revoir...

Vendredi 13 août. Déjà. Comme un automate je m'apprête à prendre le bus pour le centre-ville, pour la dernière journée de cours, la dernière. Je jette un coup d'oeil à mes affaires éparpillées dans la chambre : "Il faudra trouver un moment pour faire la valise", me dis-je. La froideur de l'énonciation de ma pensée m'étonne moi-même. Arrivée à l'école, je m'enquiers de mon certificat auprès du secrétariat. Le formulaire d'appréciation rempli, le précieux papier m'est remis. Aucune émotion lorsque je parcours brièvement les résultats, juste peut-être un bref sourire à la lecture du commentaire de mon professeur et une once de fierté au vue des notes excellentes qui figurent sur le rapport. Quoique, peut-être est-ce d'avantage de l'incrédulité. Qu'importe. A la pause, je contrôle l'heure de mon transfert pour l'aéroport. Personne n'a vraiment l'air d'être au courant de la chose. Qu'importe. Une boule me saisit au ventre. "Je vais partir", me dis-je. Cela relève plus de la mise en scène que d'un véritable sentiment. Pourtant. Les cours s'achèvent, il me faut par politesse saluer le professeur qui depuis lundi a remplacé le précédent que j'appréciais tant et qui, par sa médiocrité, a su relever les qualités du premier. La politesse forcée se sent aussi chez le vis-à-vis. Plus longs, plus sincères probablement aussi, les adieux aux camardes de classe. Les reverrai-je seulement un jour ? Où cela ? Chez eux en Pologne, Russie, Suède, France, Allemagne, Autriche ou Vénézuela ? Chez moi ? Quand ? Puis le bus me ramène "chez moi", juste le temps de manger quelque chose avant de repartir au centre-ville. Après le souper coréen et la nuit des étoiles d'hier, ce soir ce sera la "Game night" chez Harry's, le café international. Il pleut dru lorsque j'arrive devant la porte de la salle. Comme à son habitude l'équipe de jeunes chrétiens qui animent l'établissement m'accueille chaleureusement. Les "autres" ne sont pas encore là. Viendront-ils ? Est-ce si important ? Après tout, cela ne représente que quelques heures de plus à passer ensemble ; cela ne fait en somme que prolonger le départ. Quelques minutes plus tard, "ils" arrivent et les rires dissipent rapidement la morosité créée tant par la météo que par les circonstances. Les aiguilles tournent, vite, trop vite, beaucoup trop vite. C'est déjà l'heure du dernier bus, l'heure de se remémorer ce fameux air : "For auld lang syne, my dear...". Et les yeux pleins de reconnaissance étoilée, je prends pour la dernière fois le "City 2" à destination de "Chesterton". Le chauffeur semble dans son salut tout comprendre. Le lendemain matin, de bonne heure, il me faut préparer mes bagages et trouver, sans balance, le savant équilibre entre la valise et le bagage à main, tenant compte des nombreux livres acquis au cours de mon séjour. Le verdict de l'aéroport sera satisfaisant : 18.5 kg pour la valise. Le bagage à main détruit mon épaule, mais qu'importe. Je pars. Voilà tout ce qui importe. Je quitte cette ville devenue si familière, je quitte mes habitudes, mes amis. Pourquoi ne pas rester quelques instants de plus ? Pourquoi ne pas reporter mon retour ? Après tout je ne recommence mes cours que le 23 août... Mais non, il faut partir, se plier pour une fois aux circonstances, laisser Cambridge et ses colleges, son atmosphère si amicale, son temps changeant, plus radieux qu'espéré, ses parcs, sa langue. Quand donc la reverrai-je ? En décembre, si l'un des colleges consent à m'accorder une chance de venir étudier dans cette fameuse université. Autrement... Je pars. Et il me semble que les gouttes de pluie tracent ces vers sur les vitres de la voiture qui m'emmène malgré moi à Luton Airport : Partir, c’est mourir un peu, C’est mourir à ce qu’on aime : On laisse un peu de soi-même En toute heure et dans tout lieu. C’est toujours le deuil d’un vœu, Le dernier vers d’un poème ; Partir, c’est mourir un peu, C’est mourir à ce qu’on aime. Et l’on part, et c’est un jeu, Et jusqu’à l’adieu suprême C’est son âme que l’on sème, Que l’on sème à chaque adieu : Partir, c’est mourir un peu... Edmond Haraucourt, Rondel de l'Adieu
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